Avez-vous besoin d'aide maintenant?

Nous n’offrons pas de conseils, de consultations ni de traitements en matière de santé mentale. Si une personne que vous connaissez ou vous-même êtes en état de crise, veuillez communiquer avec l’équipe d’intervention d’urgence de votre communauté locale. Vous pouvez également appeler la Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux être des Autochtones au 1 855 242-3310, le Service d’aide téléphonique pour les jeunes Noirs ( Black Youth Helpline) au 1-833-294-8650 ou Jeunesse, j’écoute au 1-800-668-6868.

La santé mentale des élèves

Aperçu de la santé mentale des élèves

Ce que les données nous apprennent sur la santé mentale des enfants et des jeunes au Canada : 

Les problèmes de santé mentale commencent souvent tôt. 

L’expérience des élèves a évolué pendant la pandémie 

  • Durant la pandémie, les taux de détresse psychologique signalés chez les jeunes, notamment les symptômes d’anxiété, de dépression et autres problèmes de santé mentale, ont augmenté à l’échelle mondiale.  
  • Les adolescents plus âgés, en particulier les filles âgées de 15 à 17 ans, ont été particulièrement touchés. 
  • En 2021, 39 % des élèves de l’Ontario ont déclaré que la pandémie avait eu des effets négatifs « très importants » ou « extrêmement importants » sur leur santé mentale. Ce pourcentage a diminué pour atteindre 27,1 % en 2023. 
  • Plusieurs indicateurs de santé mentale suggèrent des tendances à la stabilisation par rapport aux rapports de la période pandémique (p. ex., une baisse du nombre de visites aux urgences ou d’hospitalisations pour des problèmes de santé mentale, des taux stables en matière de pensées suicidaires et de tentatives de suicide, ainsi que des niveaux de détresse psychologique stables); cependant, dans la plupart des régions, ces taux restent plus élevés qu’avant la pandémie, notamment chez les adolescentes. 

Les modes de consommation de substances et autres comportements addictifs évoluent

La consommation d’alcool et de cannabis chez les élèves a généralement diminué au cours des deux dernières décennies. L’utilisation de cigarettes électroniques a considérablement augmenté entre 2015 et 2019, mais a ensuite diminué. Toutefois, de fortes augmentations ont été signalées concernant l’usage non médical d’opioïdes et de sirops contre la toux. 

Durant la pandémie, les préoccupations liées : 

  • à l’usage excessif des médias sociaux, 
  • aux jeux vidéo et aux jeux de hasard en ligne, 

ont fortement augmenté, atteignant un sommet vers 2021 et diminuant légèrement vers 2023, sans toutefois revenir aux niveaux d’avant la pandémie. 

L’accès aux soins pour les jeunes évolue

Durant la pandémie, les visites aux urgences pour des problèmes de santé mentale ont augmenté. Les données récentes indiquent que : 

  • le nombre total d’hospitalisations d’enfants et de jeunes de 5 à 24 ans a diminué au cours des cinq dernières années; 
  • davantage de jeunes reçoivent des soins auprès de médecins en milieu communautaire; 
  • les ordonnances de médicaments psychotropes ont augmenté, ce qui suggère un recours accru à de l’aide en dehors des services d’urgence. 

Certaines préoccupations demeurent élevées 

  • On a constaté une augmentation importante des demandes d’aide pour les troubles alimentaires au début de la pandémie. 
  • Bien que les consultations aux urgences et les hospitalisations aient diminué depuis, elles restent supérieures aux niveaux pré-pandémiques, notamment chez les filles de 10 à 17 ans. 
  • Au cours des cinq dernières années, la plupart des hospitalisations pour des problèmes de santé mentale concernaient des jeunes filles de 17 à 19 ans. 
  • Les enfants et les jeunes issus de quartiers défavorisés présentent des taux d’hospitalisation plus élevés, mais des taux de consultations médicales plus faibles. 

L’équité compte

La santé mentale est façonnée par les conditions sociales, l’identité et l’accès aux ressources. En raison du racisme, de la marginalisation et d’autres inégalités, certains jeunes font face à des risques plus importants que d’autres.

En voici des exemples : 

Le soutien familial et des espaces scolaires sûrs et valorisants sont des facteurs de protection essentiels. 

Utilisation des services : où les jeunes obtiennent de l’aide

De nombreux jeunes font encore face à des obstacles pour accéder aux soins : 

Le soutien communautaire et scolaire est important 

  • De plus en plus de jeunes se tournent vers les structures communautaires pour obtenir de l’aide en santé mentale plutôt que vers les hôpitaux. 
  • Selon l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), 74 % des enfants et des jeunes ayant des besoins précoces en matière de santé mentale ont eu accès à des services communautaires liés à la santé mentale ou à la consommation de substances en 2024, contre 61 % en 2022. 
  • En Ontario, l’école est souvent le premier endroit où les élèves se tournent lorsqu’ils ont des problèmes de santé mentale : 

Pour de nombreux élèves, les services de prévention et d’intervention précoce en milieu scolaire offrent le soutien adéquat au moment opportun, dans des environnements familiers et peu contraignants. Quand les élèves peuvent bénéficier d’une aide dès leur plus jeune âge à l’école, ils sont moins nombreux à avoir besoin de services plus intensifs en milieu communautaire ou hospitalier.

La voix des élèves

Santé mentale en milieu scolaire Ontario, en partenariat avec le Centre for School Mental Health de l’Université Western Ontario, a recueilli les commentaires d’élèves de partout en Ontario sur leurs priorités en matière d’apprentissage et de programmes de santé mentale dans leurs communautés scolaires. Le sondage et les groupes de discussion #ONecoute ont été menés en 2019, en 2021 et en 2024-2025.  

Voici les cinq principales conclusions tirées de l’initiative #ONecoute 2024 : 

  1. Les élèves souhaitent que la santé mentale soit intégrée de façon concrète à leur éducation. 
  2. Les élèves souhaitent que leurs parents et leurs aidants naturels soient bien équipés pour soutenir leur santé mentale. 
  3. Les élèves sont conscients des occasions de promouvoir la santé mentale à l’école, mais leur intérêt à assumer des rôles de leadership semble limité. 
  4. Les élèves reconnaissent le lien entre l’identité et la santé mentale, et valorisent les occasions de célébrer leur propre identité tout en découvrant celle des autres, comme moyen de renforcer le sentiment d’appartenance à l’école. 
  5. Plusieurs élèves savent où trouver du soutien en santé mentale à l’école et peuvent se tourner vers au moins un adulte de confiance. 

Pour en savoir plus : #ONecoute 2024 : La voix des élèves sur la santé mentale – Rapport final 

La page Web étudiante de Pros’pairs a été créée en collaboration avec des élèves de partout en Ontario. Le groupe Pros’pairs SMS soutient Santé mentale en milieu scolaire Ontario dans le cadre de divers projets visant à améliorer la santé mentale des élèves et à réduire la stigmatisation. 

Voix des parents et des aidants naturels 

Au printemps 2024, dans le cadre de l’élaboration d’une série de ressources sur les connaissances de base en matière de santé mentale destinées aux parents et aux aidants naturels, la Coalition ontarienne pour la santé mentale des enfants et des jeunes a mené une enquête afin de recueillir l’avis des parents et des aidants naturels concernant leurs besoins en matière d’information et leurs préférences en ce qui concerne la santé mentale des enfants et des jeunes. Les résultats indiquent que les parents souhaitent obtenir des ressources sur la manière de soutenir la santé mentale de leurs enfants et ont besoin d’un moyen simple de savoir quelles ressources proviennent de sources crédibles. Ils souhaitaient également entendre le point de vue d’autres parents et aidants naturels.  

Les sujets sur lesquels les parents et les aidants naturels souhaitaient s’informer sont les suivants : 

  • comment défendre les besoins de santé mentale de leur enfant à l’école;  
  • les signes d’un problème de santé mentale;  
  • comment accéder à un soutien en santé mentale pour leur enfant;  
  • comprendre les traumatismes et soutenir un enfant qui en a été victime;  
  • comment soutenir un enfant bénéficiant de services de santé mentale. 

À vos côtés

Explorons ensemble la littératie et le soutien en matière de santé mentale.

Ressources destinées aux parents et aux aidants naturels pour favoriser l’apprentissage de la santé mentale et le bien-être de chaque famille

Le Carrefour de ressources « À vos côtés » est le fruit d’une collaboration entre une équipe de parents et d’aidants naturels et de professionnels de la santé mentale en milieu scolaire, afin de répondre aux besoins cernés. 

Le rôle des écoles en matière de santé mentale et de santé liée à la consommation de substances

Les écoles sont le milieu idéal pour la promotion, la prévention et l’intervention précoce en matière de santé mentale. Le soutien de la santé mentale à l’école encourage le bien-être, améliore l’apprentissage et a des bienfaits économiques.

Il faut tout un réseau  

Pour soutenir la santé mentale et le bien-être des jeunes en Ontario, surtout dans les années qui ont suivi la pandémie, il faut des efforts coordonnés entre les ministères, les secteurs, les organisations et les communautés. Bien que les jeunes et leur famille puissent apprendre à nourrir leur santé mentale et à développer des stratégies de résilience individuelle, les progrès en matière de bien-être global seront plus importants si nous travaillons et réfléchissons en tant que communauté. Avant que les problèmes de santé mentale ne s’aggravent, il est judicieux et rentable de mettre en place proactivement des services et un accompagnement efficaces pour les jeunes et leur famille. 

Un système de soins intégré est un ensemble complet de services organisés en un réseau de soins coordonné, axé sur des partenariats pertinents avec les jeunes et leur famille. Les services offerts au sein de ce réseau sont adaptés aux réalités culturelles et couvrent la promotion de la santé mentale, la prévention, ainsi que des services de traitement plus intensifs. Un système de soins intégré repose sur trois caractéristiques principales : 

  1. Intégration – coordination et cohérence entre les différents éléments de systèmes de soins souvent fragmentés, afin de les unir en un tout cohérent.  
  2. Soins – prestation de services éclairés par des données probantes et adaptés à la culture, tout au long d’un continuum de soins (promotion de la santé mentale et de la santé liée à la consommation de substances, prévention, identification précoce, intervention précoce, traitement de base et intensif). 
  3. Approche axée sur la personne – collaboration avec les personnes qui utilisent les services, en mettant l’accent sur leurs identités et leurs intersections uniques, et en veillant à ce qu’elles possèdent les connaissances, les compétences et la confiance dont elles ont besoin pour mieux gérer leurs soins.

Le rôle des écoles  

Les écoles jouent un rôle important dans un système de soins intégré. Les jeunes passent une grande partie de leur vie à l’école, ce qui fait de ces établissements des lieux tout indiqués pour favoriser leur santé mentale et leur bien-être.  

L’école est un lieu idéal pour que les élèves : 

Soutenir la santé mentale des élèves à l’école

Au sein des écoles, les membres du personnel jouent plusieurs rôles.  

Le personnel enseignant et le personnel scolaire sont bien équipés pour soutenir les activités de promotion de la santé mentale et de littératie en santé mentale, que ce soit à l’échelle de la classe ou en petits groupes. Ils peuvent soutenir les jeunes leaders qui souhaitent promouvoir le bien-être à l’école. Ils peuvent également être les premiers à remarquer un changement dans le comportement d’un élève et ainsi entamer un processus d’identification précoce en faisant part de ces préoccupations à l’élève, à ses parents ou aidants naturels et aux autres membres du personnel concernés.  

Le personnel enseignant et le personnel scolaire ne sont pas des professionnels de la santé mentale et ne peuvent ni évaluer, ni diagnostiquer, ni prodiguer de traitement. Le diagnostic et la psychothérapie sont des actes autorisés qui ne peuvent être pratiqués que par des professionnels de la santé réglementés.  

En milieu scolaire, des professionnels réglementés tels que les travailleurs sociaux, les psychologues et les assistants en psychologie, les infirmières et infirmiers en santé mentale et en toxicomanie, et les psychothérapeutes autorisés sont en mesure de soutenir l’évaluation clinique et les interventions.

Boîtes à outils pour les enseignants et le personnel d'accompagnement des élèves

Des outils pratiques pour créer des salles de classe qui favorisent la santé mentale.

Accédez à des stratégies et des soutiens éclairés par des données probantes et valorisant l’identité pour promouvoir le bien-être, sensibiliser à la santé mentale et être en mesure de remarquer les élèves qui pourraient avoir besoin d’un soutien accru.

Conçu pour une utilisation quotidienne en classe et conforme au programme scolaire de l’Ontario.

Boîte à outils pour les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire

Accédez à des outils éclairés par des données probantes et affirmant l’identité, à des formations professionnelles, à des protocoles d’intervention brève et à des communautés de pratique pour soutenir la santé mentale et le bien-être des élèves.

Ces professionnels de la santé mentale en milieu scolaire :

  • proposent des interventions brèves, éclairées par des données probantes et adaptées au contexte culturel, au sein même du milieu scolaire; 
  • soutiennent la prévention et l’intervention précoce auprès des élèves ayant des besoins émergents; 
  • facilitent l’accès des élèves à des services plus intensifs dans la communauté ou à l’hôpital, au besoin.

Il convient de noter que les écoles ne sont pas bien placées pour assurer des soins de santé mentale plus intensifs. Ils ne disposent pas des espaces cliniques ni des infrastructures nécessaires pour aider les jeunes à surmonter des problèmes complexes. C’est pourquoi des liens étroits avec les services communautaires sont essentiels pour garantir des voies d’accès claires vers, depuis et à travers les traitements de santé mentale en cas de besoin.  

Il arrive que les élèves ne soient pas en mesure ou ne souhaitent pas accéder à des services à l’extérieur de l’école, ou qu’ils aient besoin d’une intervention immédiate en cas de crise. Des professionnels de la santé mentale en milieu scolaire sont disponibles pour assurer une prise en charge immédiate et un accompagnement à court terme pendant que les prochaines étapes sont mises en place.  

Les directions et directions adjointes des écoles sont des acteurs clés pouvant diriger pour favoriser la santé mentale à l’école. Elles contribuent à créer des environnements où les élèves et le personnel ressentent un fort sentiment d’appartenance et d’importance en : 

  • assurant des bases organisationnelles solides; 
  • soutenant le bien-être du personnel;  
  • modélant des pratiques favorisant la santé mentale à l’école.

Boîte à outils pour les directions et directions adjointes d'école

Diriger pour favoriser la santé mentale à l’école

Accédez à des outils, à des cadres et à des soutiens éclairés par des données probantes et affirmant l’identité afin de promouvoir une culture qui favorise la santé mentale à l’école.

Boîte à outils pour les leaders du système

Renforcer les systèmes scolaires qui favorisent la santé mentale en Ontario.

Appuyez la stratégie globale de votre conseil scolaire en matière de santé mentale grâce à une planification éclairée par des données probantes, des outils de cueillette de données et des ressources axées sur la science de la mise en œuvre. Conçue pour aider les surintendances, la direction de l’éducation et les équipes du système à instaurer un changement durable.

Les leaders du système, tels que les directions et les surintendances de l’éducation, ont un rôle similaire à l’échelle du système. Ils créent les conditions nécessaires à un système qui favorise la santé mentale et instaurent une culture d’appartenance et de valorisation pour tous, une responsabilité commune. 

À chacun son rôle

Comme la santé mentale touche tout le monde, les membres du personnel du district scolaire (p. ex., le personnel administratif, les conducteurs d’autobus, les employés de la cafétéria, les services de soutien) peuvent tous bénéficier d’une formation de sensibilisation à la santé mentale. Un jeune peut décider de se confier à n’importe quel adulte bienveillant lorsqu’il a des inquiétudes concernant sa santé mentale.  

Les parents et les aidants naturels sont les premiers enseignants de l’enfant et se trouvent au centre du cercle de soins qui l’entoure. Une communication solide, respectueuse et réciproque entre la maison et l’école, ainsi qu’un apprentissage partagé en matière de santé mentale, contribuent grandement au bien-être des élèves.

Santé mentale et apprentissage scolaire

La santé mentale et la réussite scolaire vont de pair. Lorsque les élèves sont en bonne santé mentale, ils sont plus réceptifs à l’apprentissage. Des recherches ont établi un lien entre les programmes de promotion de la santé mentale, notamment la participation à des activités scolaires de qualité visant à renforcer les habiletés socioémotionnelles, et le bien-être émotionnel des élèves ainsi que leurs résultats scolaires. De plus, pour les jeunes qui éprouvent des problèmes de santé mentale, il est prouvé que l’identification et l’intervention précoces sont essentielles pour favoriser des parcours de vie plus positifs. Autrement dit, quand les élèves reçoivent rapidement l’aide dont ils ont besoin pour leur santé mentale, ils obtiennent de meilleurs résultats scolaires et ont des perspectives à long terme plus favorables. Comme l’école est souvent le premier endroit où les jeunes vont chercher de l’aide pour des problèmes de santé mentale, il est important de mettre à leur disposition des services de soutien appropriés, accessibles et adaptés. 

Le rendement du capital investi dans la santé mentale en milieu scolaire 

Des pratiques efficaces en matière de santé mentale en milieu scolaire sont rentables. Dans de nombreux pays, des études ont démontré qu’investir tôt dans la promotion de la santé mentale génère un rendement du capital investi important. Par exemple, des modèles économiques du Royaume-Uni indiquent un rendement important pour l’apprentissage socioémotionnel (83,73 £ de rendement par livre investie) et les programmes de lutte contre l’intimidation (14,35 £ de rendement par livre investie). Des études menées au Canada indiquent une valeur particulière pour la promotion de la santé mentale dès la petite enfance (6 à 16 $ de rendement par dollar investi). On a également constaté que les investissements dans la santé mentale en milieu scolaire permettent de réaliser des économies dans d’autres secteurs, comme la santé et la justice. 

L’Ontario a investi dans des services de promotion, de prévention et d’intervention en santé mentale en milieu scolaire afin de renforcer les facteurs de protection pour tous les élèves, d’offrir un soutien précoce en cas de difficultés et de garantir des voies d’accès efficaces vers des services plus intensifs au besoin. Bien que cet investissement ne puisse à lui seul réduire immédiatement les troubles de santé mentale chez les enfants et les jeunes, notamment dans les années qui suivent une pandémie mondiale, il contribue grandement à un système de soins intégré conçu pour offrir un soutien global et complet en matière de santé mentale aux jeunes Ontariens et à leur famille. 

Le système de soutien à plusieurs niveaux

Partout dans le monde, un système de soutien à plusieurs niveaux est jugé essentiel pour la prestation de services de santé mentale en milieu scolaire. Cette structure aide à établir des priorités, à préciser les rôles, ainsi qu’à assurer la coordination et la qualité des services dans un domaine complexe et évolutif. En général, cela comprend un continuum de services : promotion de la santé mentale, identification précoce, prévention et intervention précoce, mesures de soutien intensif et voies d’accès aux services pour des besoins de santé mentale plus complexes.

Illustration du système de soins à plusieurs niveaux en Ontario; veuillez lire la description ci-dessous.

Niveau 1 – promotion de la santé mentale

Un système de soutien à plusieurs niveaux commence par la promotion de la santé mentale. Il y accorde la priorité, en mettant l’accent sur le rôle critique joué par les écoles dans le bien-être au quotidien, le développement des habiletés socioémotionnelles, la réduction de la stigmatisation et la littératie en matière de santé mentale et de dépendances. C’est ce qu’on appelle couramment un soutien de niveau 1 et il est généralement offert à l’école ou au niveau de la classe.

Identification précoce et soutien

Bien que les membres du personnel enseignant soient souvent les premiers à remarquer un changement d’émotions ou de comportement qui pourrait indiquer un trouble de santé mentale ou de consommation de substances, un élève peut choisir de communiquer avec n’importe quel autre membre du personnel de l’école pour obtenir du soutien émotionnel. Par conséquent, tous les membres du personnel de l’école doivent avoir un certain niveau de sensibilisation à la santé mentale et certains d’entre eux, surtout ceux qui soutiennent les élèves à titre particulier (p. ex., les travailleurs auprès des enfants et des jeunes, les entraîneurs, le personnel enseignant en orientation, le personnel enseignant-ressource, le leader de l’AGS, l’accompagnateur pour l’obtention du diplôme) peuvent bénéficier d’une littératie sur la santé mentale spécialisée axée sur l’identification précoce et le soutien. En plus d’apprendre à reconnaître les signes d’un problème de santé mentale, dans le cadre d’un système de soutien à plusieurs niveaux, le personnel de soutien aux élèves est équipé de ressources, d’outils et de programmes d’affirmation identitaire qui peuvent servir à aider les élèves qui pourraient bénéficier de soutien et d’alliances supplémentaires.



Boîte à outils pour le personnel de soutien aux élèves

Des outils pratiques pour créer des classes où règne le bien-être psychologique.

Accéder à des stratégies et à des mesures de soutien fondées sur des données probantes et favorisant l’affirmation de l’identité, afin de promouvoir le bien-être et de repérer les élèves qui pourraient avoir besoin d’un soutien supplémentaire

Niveau 2 – prévention et intervention précoce

Lorsque les élèves présentent des signes d’un problème de santé mentale ou de santé liée à la consommation de substances émergent ou s’aggravant, des services de prévention et d’intervention précoce de niveau 2 en milieu scolaire peuvent être mis en place. En Ontario, des professionnels de la santé mentale en milieu scolaire inscrits auprès d’un ordre professionnel, tels que les travailleurs sociaux et les psychologues/associés en psychologie en milieu scolaire, sont disponibles pour offrir des interventions brèves et éclairées par des données probantes afin d’aider les élèves ayant des problèmes de santé mentale et/ou ou de santé liée à la consommation de substances de légers à modérés.

Niveau 3 – soutiens intensifs et voies d’accès aux services

Certains élèves présentant des problèmes de santé mentale et/ou de dépendances importants, aigus ou complexes, nécessitent des services de santé mentale plus intensifs ou urgents, appelés soutiens de niveau 3 ou 4. Dans ces cas-là, les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire apportent leur aide pour les voies d’accès aux soins et le soutien clinique. La vision collaborative du système de soins décrite dans Bons soins au bon moment souligne le besoin crucial de transitions claires et fluides vers, depuis et à travers des services plus intensifs ou spécialisés lorsque les élèves de l’Ontario ont besoin de ce niveau de soutien.

Les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire peuvent faciliter ces transitions, en soutenant les élèves et leurs familles en matière d’accès aux services, d’orientation et de plans de soins. Lorsque les élèves ne peuvent ou ne veulent pas recevoir ces services dans les structures communautaires, de santé mentale, culturelles/religieuses ou hospitalières, un soutien à la stabilisation est assuré par les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire.

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